Répertoire des connaissances

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prosodie

 
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lettre d'opinion
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moyens pour convaincre
 
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Analyse/Comparaison


L'article analytique a pour but d'analyser un sujet. Et pour le faire, on doit comparer des éléments de même nature en lien avec ce sujet.

Je peux comparer :

  • les avantages qu'y voient divers auteurs;
  • les désavantages qu'y voient divers auteurs;
  • des informations semblables ou contraires relatives à un même aspect;
  • des données qualitatives;
  • des données quantitatives.

Bref, je dois m'assurer que ma comparaison porte sur un même aspect et qu'elle présente la vision qu'en ont au moins deux personnes différentes (possiblement plus).

Exemple

L'utilisation du nucléaire

Selon tel auteur : «... les avantages économiques permettent d'en oublier les risques...» Au contraire, M. Y. nous dit : «... s'il n'y a plus personne pour en profiter, serons-nous satisfaits d'avoir pensé à faire des économies? »

Comparaison relative à l'aspect économique de l'utilisation du nucléaire.


Éléments d'information


L'expression éléments d'information regroupe, de manière globale, tous les mots qui participent à fournir de l'information dans un texte informatif ou argumentatif. On peut ainsi appeler éléments d'information les divers constituants du texte :

les aspects
les idées
les faits
les commentaires
les opinions
les hypothèses
les explications
les témoignages
les données
les citations


Cliquez sur les mots indiqués ci-dessus afin de valider vos connaissances.


Des moyens pour convaincre

 

Selon le dictionnaire, un moyen est ce qui permet de réaliser le but que l’on vise.

En dominante argumentative, le but visé ou l’intention de l’émetteur est de convaincre les destinataires ou les récepteurs de la justesse de sa prise de position.

Les moyens utilisés pour convaincre sont :

  • des arguments solides appuyés par des preuves crédibles basées sur :

    - des faits
    - des exemples
    - des statistiques
    - des propos de spécialistes
    - des études, des enquêtes…

    • des arguments qui font appel à :

    - des sentiments partagés
    - des valeurs sociales ou majoritairement reconnues
    - des traditions solidement établies
    - etc.

    • une objection et sa réfutation :

    - qui vient désamorcer les tenants de la pensée contraire
    - qui vient démolir leur argumentation ou tout au moins l’amoindrir.

    • des procédés stylistiques ou explicatifs qui renforcent l’opinion de l’auteur

    - figures de style
    - interpellation
    - explication ou séquence explicative

    • un vocabulaire persuasif et convaincant qui exprime toute la conviction de l’émetteur :

    - vocabulaire engagé
    - adjectifs mélioratifs ou péjoratifs, adverbes de renforcement
    - mots justes bien adaptés aux destinataires

    • un ton convaincant et engagé qui renforce la crédibilité de l’émetteur :

    Dans un texte d’opinion ou commentaire, il s’exprime par un :
    - ton ironique : qui amoindrit la pensée contraire…
    - ton engagé : qui montre toute l’implication de l’auteur dans la défense de sa prise de position.
    - ton très favorable où tout concourt à amplifier les effets bénéfiques liés à sa prise de position
    - ton défavorable, qui fait ressortir la prise de position par l’expression de son contraire…

    Dans un message, ce ton est exprimé par le lecteur ou la lectrice, qui traduit la pensée de l’auteur par :
    - son insistance sur des mots pouvant amener les destinataires à modifier leur opinion sur le sujet.
    - l’usage d’un ton plus intime, comme s’il (elle) faisait une confidence, afin d’amener le récepteur à se ranger à l’idée de son « ami ».

     

 

La prosodie
Définition

La prosodie est l’étude des phénomènes de l’accentuation et de l’intonation (variation de hauteur, de durée et d’intensité) permettant de préciser l’information liée au sens telle que la mise en relief, mais aussi l’affirmation, l’assertion, l’interrogation, l’injonction, l’exclamation, etc. Elle vient permettre de communiquer plus efficacement en ciblant les éléments importants du message sur lesquels on veut attirer l’attention du récepteur.

L’accentuation

On peut décider d’insister plus particulièrement sur une syllabe, sur un mot ou sur une idée afin de le faire ressortir. Cette mise en relief peut traduire l’importance de ce mot, ce son ou cette idée ou valeur…par rapport aux autres mots. À la limite, ce phénomène devient un moyen utilisé pour convaincre les gens.

Le rythme et le débit

La perception de la succession d’intervalles plus ou moins réguliers a pour effet de faire ressortir la structure du message oral ou de mieux comprendre à l’écoute. Ainsi, une pause plus longue amène un changement de paragraphe, ou un autre argument. Le rythme varie selon le débit (selon que l’on parle plus ou moins vite). Il faut faire attention à ne pas parler trop vite. Cela pourrait avoir de nombreuses conséquences :

- On ne sentira plus les pauses pour les grandes parties du message;
- on n’entendra pas d’accent, d’insistance sur certains mots importants;
- la prononciation en souffrira, on « avalera » des syllabes;
- on risque même de manquer de temps pour l’exposé. (6-8 minutes)

La prononciation

La prononciation des mots est ce qui fait que nous les entendons clairement, avec précision. Elle consiste à bien détacher les syllabes, à énoncer clairement les mots, assez fort pour être entendu de tous et de toutes, même au fond de la classe ou de la salle. Il ne s’agit pas de crier, mais de bien articuler en prononçant lentement chaque mot.

Un exemple de prononciation qui facilite la compréhension : les Français ou les Belges respectent peu le e muet à la fin des mots, ils ont tendance à les articuler fortement. Cela nous aide à les comprendre. Soixante fois… soixante fois…avec insistance sur le te. Au contraire, au Québec, nous avons tendance à « avaler », ne pas prononcer plusieurs syllabes de fin de mot ou même en milieu de mot, avec le e muet. Cela rend le discours plus difficile à suivre.


 

Le paralangage

 

Définition :

Le paralangage englobe tout ce qui entoure le langage proprement dit. Il correspond au langage non verbal.

Le paralangage intervient dans toute communication orale qu’elle soit professionnelle, scolaire ou personnelle. Étant toujours présent, il est donc important de le surveiller et de le maîtriser. Évidemment, on y apportera plus d’attention en situation scolaire ou d’entrevue. Mais il est bon de se rappeler qu’une mauvaise gestion de notre paralangage peut aussi nous faire perdre des amis. Le paralangage est responsable de la première impression.


Principaux éléments qui constituent le paralangage

L’apparence

C’est l’allure générale d’un individu qu’on voit en premier lieu : sa coiffure, ses vêtements, etc. L’apparence permet à un individu de donner une image de lui-même. Est-ce vraiment l’image qu’il veut donner de lui-même?
Par exemple, pour une entrevue, je ne m’habillerai pas comme si je me rendais à la plage… Un futur employeur pourrait être impressionné négativement par mon côté relaxe… et il est fort possible qu’il me laisse relaxer, chez moi.
Lorsque j’ai une intervention orale devant la classe, des vêtements convenables ou même plus recherchés qu’à l’habitude traduisent le respect que j’éprouve envers ceux auxquels je m’adresse. Cela renforce également ma crédibilité. L’auditeur peut en déduire que l’émetteur a fait un effort vestimentaire comme il a fait un sérieux effort de recherche sur le sujet présenté.

La gestuelle

La gestuelle complète le message verbal. Chacun d’entre nous « garde ses distances » en parlant à l’autre. Selon le message à transmettre, on peut choisir de se tenir dans une zone plus ou moins éloignée des récepteurs :


- une zone intime (15-45 cm) ton de la confidence;
- une zone personnelle (45 cm et 1,20 m) relations professionnelles, voire amicales;
- une zone sociale ( 1,20m à 3,50 m) selon la fonction de chacun;
- une zone publique (+ de 3,50 m) face à un auditoire.

La gestuelle se manifeste également par des postures.

- Les mains sur les oreilles est un geste qui traduit qu’on ne veut rien entendre;

- Les bras croisés traduisent une fermeture, un repli sur soi;
- Se frotter les mains traduit une grande nervosité ou un profond contentement de soi;
- Réajuster ses vêtements, une mèche de cheveux… traduit aussi la nervosité…

De plus, on communique également à travers tout un code de signes conventionnels habituellement compris par tous… Ce qui n’est peut-être pas toujours vrai pour des gens d’autres cultures.

- Hochement de tête pour dire « oui »;
- Doigt pointé vers la porte qui veut dire « sortez »;
- Signe de la main pour dire « au revoir »
- Battement de mains pour approuver, dire « bravo ».


Les mimiques

C’est l’ensemble des expressions du visage. On peut y relever des sentiments, des émotions : peur, crainte, joie, etc.

Il y a également des gestes du visage (modificateurs) qui viennent apporter une autre dimension au message.

- le clin d’œil : indique que ce qui est dit ne doit pas être pris au sérieux;
- le regard soutenu : indique une intention hostile;
- le regard panoramique : où l’on regarde les gens de l’auditoire à tour de rôle, traduit que l’on recherche l’adhésion des gens, un contact plus personnel.
- Lire son aide-mémoire ou son plan traduit une grande insécurité, de la nervosité et le peu de respect que l’on accorde aux gens auxquels on s’adresse.


Donc, communiquer efficacement nécessite de connaître l’importance de tous ces petits signes, de les utiliser adéquatement afin de renforcer le message que vous désirez livrer à votre auditoire.



Point de vue


Le point de vue représente la vision d'une personne par rapport à un sujet ou à un aspect du sujet. Très personnel, il peut différer selon les gens.

Le point de vue de l'auteur
Le point de vue d'un témoin ou d'un spécialiste
 

Dans un texte informatif, l'auteur se doit d'être objectif et neutre, tant dans le reportage que dans l'article analytique.

Pour cela, il utilise :

- un vocabulaire dénotatif

- des adjectifs neutres

- il s'exprime à la 3° personne dans des phrases majoritairement déclaratives

Cependant, on sent parfois son opinion sur le sujet; on peut deviner son point de vue, qu'il soit positif ou négatif.

Cela devient perceptible par :

- le titre parfois

- la manière dont il pose le sujet

- l'emploi de pronoms ou de déterminants à la 1°
personne

- le choix d'un vocabulaire mélioratif ou péjoratif

- le choix des témoins ou des spécialistes de la question

- l'emploi de phrases exclamatives ou interrogatives

Il s'agit d'éléments d'information implicites qu'il faut savoir décoder.


Le témoin
: cette personne, présente sur les lieux d'un événement ou y ayant participé, donne sa vision concernant ce qui s'est passé.

Il peut :

 

- donner sa version des faits

- supposer des causes ayant engendré l'événement

- anticiper des conséquences à l'événement

- etc.

Pour le faire :

 

- il s'exprimera à la 1° personne

- utilisera un vocabulaire plus imagé (mélioratif ou péjoratif)

- exprimera ses sentiments

Le spécialiste : cette personne a la formation, les connaissances et l'expérience qui la rendent apte à poser un regard juste sur les événements ou ses impacts.

Important
L'auteur utilise ces propos dans des citations. Il le fait pour soutenir son point de vue ou pour analyser une situation sous divers aspects.
Les citations font partie de l'illustration de l'aspect choisi. Elles viennent renforcer la crédibilité de l'auteur.

   


Type d'arguments


Il s'agit de moyens utilisés pour convaincre les destinataires.

On en retrouve de deux types.

Les arguments rationnels qui font appel à un raisonnement basé sur des faits, des recherches, des études, etc.
Les arguments non rationnels qui font appel au «senti». Beaucoup moins logiques, ils s'appuient sur les sentiments, les valeurs, les témoignages, etc.

Types d'arguments rationnels


Faits

Ils
appuient le point de vue de l'auteur en présentant une réalité claire et évidente. Ils sont vérifiables et quantifiables.
Exemples
- La pratique religieuse a diminué au Québec.
- La venue de la femme sur le marché de l'emploi a bouleversé les règles de l'emploi.
- Les Canadiens tiennent à leur service de santé.
- Les nombreuses statistiques...


Conclusion

Ce type d'argument fait référence aux résultats ou aux conclusions d'enquête, d'études, de recherches, etc.
Exemples
- Conclusions de diverses commissions d'études sur la santé, la constitution, l'éducation...
- Rapports touchant la jeunesse, la femme, etc.


Autorité

Ce type d'argument utilise le prestige ou la renommée d'une personne influente, ou d'un proverbe.
Exemple
- Faire appel aux propos ou aux connaissances d'un homme politique, d'un artiste, d'un homme d'affaires, etc.


Positif contre négatif

Ce type d'argument présente les bons et les mauvais côtés d'une idée, d'un sujet, d'une attitude.
Exemples
- Soulever le pour et le contre l'euthanasie
- Voir les avantages et les désavantages d'une éducation sévère.
- Autres


Une référence

Ce type d'argument présente les propos de spécialistes comme support à l'information, à l'analyse ou à la prise de position.
Exemples
- Selon les experts scientifiques, l'irradiation des aliments n'est pas dommageable pour la santé.
- Selon M. le curé X, il est tout à fait inadmissible...


Un exemple
Il s'agit d'un appui personnel à l'argumentation.
Exemple
- Ainsi la fille de ma voisine travaille 30 heures par semaine tout en réussissant bien à l'école.
- Il faut bien choisir les punitions infligées aux enfants. Ainsi, mon fils n'a plus jamais manqué à la politesse après que je l'aie obligé à aller s'excuser auprès de cette dame âgée.

 

Types d'arguments non rationnels


Sentiments

Ce type d'argument fait appel à différentes cordes sensibles de l'être humain.
Exemples
* La peur, la crainte, la passion, l'envie, l'ambition, l'appartenance, le racisme, la guerre, la langue,etc.


Valeurs

Ce type d'argument fait appel aux valeurs sociales, morales, économiques ou politiques vécues dans tel ou tel milieu.
Exemples
* La pratique religieuse, la famille, l'esprit coopératif, l'environnement,la santé, etc.


Traditions

Ce type d'argument fait appel au passé, au vécu des habitants d'une région ou d'un pays à un moment précis dans l'histoire.
Exemple

* Faire valoir son point de vue au moyen de la valeur des traditions religieuses, sociales, politiques, économiques, éducatives, etc.


Majorité

Ce type d'argument utilise la force des opinions ou des consensus établis, acceptés par tous.
Exemples
* La majorité veut l'ouverture des magasins le dimanche, alors...
* La pollution touche tous les pays, car elle n'a pas de frontières.


Besoins généraux et individuels

Ce type d'argument fait valoir les désirs des gens.
Exemples
* La publicité excelle dans ce domaine.
* Les politiciens en abusent.


Un énoncé général

Ce type d'argument s'appuie sur des généralités souvent entendues.
Exemple
* Tous s'entendent à reconnaître que les filles réussissent mieux à l'école.

Attention! Ce genre d'évidence transmet souvent des stéréotypes.

 

 

Objectivité Subjectivité

L'objectivité est une qualité «journalistique» qui consiste à rapporter fidèlement des faits ou des données en lien avec un sujet donné, sans les commenter et sans que l'auteur exprime son point de vue.
L'objectivité est la qualité première qui permet de reconnaître un texte informatif.
L'objectivité de l'auteur s'exprime par :
  • l'utilisation de la 3° personne
  • des faits exposés clairement
  • des précisions pour rendre le texte plus clair (procédés explicatifs)
  • un vocabulaire précis et dénotatif
  • des témoignages rapportés
  • des exemples
  • des données qualitatives ou quantitatives provenant de spécialistes du sujet
  • des résultats d'études ou de recherches
  • la présentation de visions différentes (comparaison = analyse)
  • un ton neutre


La subjectivité est l'expression de la pensée du sujet (je/auteur) qui traduit sa vision en rapport avec un sujet donné.
La subjectivité se retrouve dans les textes expressifs ou argumentatifs qui n'engagent que la responsabilité de leur auteur.
La subjectivité s'exprime par :

  • l'utilisation de la 1° personne
  • des formules traduisant l'opinion
  • des commentaires personnels
  • un vocabulaire engagé et connotatif
  • l'expression de valeurs personnelles
  • l'expression de sentiments, d'émotions
  • l'emploi de procédés pour convaincre: explicatifs ou stylistiques
  • l'emploi d'arguments pour soutenir la position de l'auteur
  • une preuve à l'appui de l'argument (illustration) afin de convaincre davantage et d'établir sa crédibilité.
  • un ton engagé
   

Le vocabulaire


Le vocabulaire regroupe l'ensemble des mots choisis lors de la production de votre texte. Les mots se doivent d'être bien choisis : justes, précis et variés. On ne doit pas répéter inutilement les mêmes mots, on choisit alors des pronoms, des synonymes ou des expressions synonymes afin de varier le vocabulaire.

Les mots choisis appartiennent à deux catégories de vocabulaire :

  • vocabulaire dénotatif
  • vocabulaire connotatif

 

Vocabulaire dénotatif


Le vocabulaire dénotatif traduit une réalité de manière explicite. Les adjectifs dénotatifs viennent renforcer ou amoindrir cette réalité selon le sens premier, à savoir un sens évident et fidèle à celui donné par le dictionnaire. Ce vocabulaire est considéré comme objectif.

Exemple :

Un gros ballon. Le terme ballon est employé dans son sens premier c'est-à-dire qu'il représente « une grosse balle à jouer, ronde ou ovale... gonflée d'air et recouverte de cuir » (Larousse). Dans cet exemple, l'adjectif gros est utilisé selon le sens « qui a des dimensions (volume, épaisseur) importantes » (Larousse). Il s'agit ici de la première définition donnée dans un dictionnaire qui traduit une réalité bien connue.

 

Vocabulaire connotatif


Le vocabulaire connotatif traduit une représentation personnelle de la réalité et cela autant pour les noms et les adjectifs que pour les expressions plus complexes comme le complément du nom, etc. Le sens donné correspond à une image que l'auteur se fait dans sa tête. Il emploie donc un vocabulaire imagé ou une figure de style, le plus souvent la métaphore. Ce vocabulaire traduit la subjectivité de son auteur.

Exemple :

« Le roi court derrière son gros ballon (sa bedaine)...»

Ici, toute l'expression est connotative puisque son auteur a comparé la bedaine du roi à un gros ballon (métaphore), ce qui traduit la perception personnelle de son auteur. On peut saisir qu'il compare la bedaine du roi à un ballon. Il s'agit d'une expression connotative, donc subjective.

 


NOTE : On retrouvera l'emploi de ce type de vocabulaire dans les témoignages personnels ou les opinions des spécialistes dans les textes informatifs et dans les arguments énoncés ou dans l'illustration des textes d'opinion.

 


Mélioratif


Le terme mélioratif signifie rendre meilleur. Il s'agit d'un adjectif de même famille que amélioration, améliorer, meilleur, etc.

Un adjectif mélioratif apporte une qualité favorable au nom qu'il qualifie.

Une bonne journée...
Un élève consciencieux...

Un nom mélioratif donne une connotation favorable, c'est-à-dire qu'il traduit une réalité dans son sens le plus positif. L'utilisation de noms mélioratifs traduit la position de l'auteur.

Comme exemple, observez la phrase extraite du TLFI placée à la suite du terme péjoratif.

 

Péjoratif


Le terme péjoratif signifie rendre négatif : il contient même une nuance de mépris.

Un adjectif péjoratif apporte une qualité défavorable ou négative au nom qu'il qualifie.

Cette journée affreuse...
Cet élève paresseux...

Un nom péjoratif donne une connotation négative, c'est à dire qu'il traduit la vision négative que l'on a d'une personne, d'une profession, etc. L'utilisation de termes péjoratifs traduit la position de l'auteur.

Comme exemple, observez cette phrase suivante extraite du TLFI :

La différence entre larbins, domestiques et gens de maison appartient à la stylistique. Le premier mot contient une nuance de mépris (...) c'est un mot péjoratif (...); le troisième est employé par les domestique eux-mêmes pour désigner leur profession : il a une résonnance noble, il est mélioratif (BONNARD, Procédés annexes d'expression, Paris.

Pensez également à l'amélioration des termes proposés par la «rectitude politique» qui sont mélioratifs et qui donnent donc une connotation positive à une réalité difficile.
On nous encourage à dire :

Un non-voyant plutôt qu'un handicapé visuel ou un aveugle.
Le bel âge ou l'âge d'or plutôt que la vieillesse.

 

 

Implicite


L'expression implicite peut qualifier toute information, idée, opinion ou sentiment exprimée indirectement, par sous-entendu. Ce n'est pas dit clairement, mais on peut la déduire assez facilement le sens à une lecture attentive.

Dans les textes journalistiques (informatifs), les types de renseignements implicites utilisés par les journalistes sont principalement l'hypothèse et le commentaire. La formulation des questions au niveau du sujet posé apporte également de l'information implicite en venant préciser le point de vue de son auteur. Exemple : Ne croyez-vous pas qu'il serait pertinent de mieux faire connaître le Québec à l'étranger?

Dans les textes d'opinion (argumentatifs), la prise de position peut parfois être implicite. À ce moment, elle prend son sens grâce au contexte qui l'accompagne. Exemple: Restons calmes. Par ces quelques mots, l'auteur veut nous dire qu'il ne croit pas qu'il faille s'énerver à ce sujet -(le sujet étant précisé au préalable dans l'état de la situation).
Cependant, plus souvent, on retrouve des arguments implicites : ils ne sont pas énoncés clairement, mais laissent entendre que si tels faits se produisent, cela vient confirmer une autre cause (parce que) pour laquelle on doit croire à l'opinion de l'auteur.

Hypothèse

Dans la dominante informative, l'hypothèse est une opinion sur l'avenir qui se fonde sur des probabilités ou des statistiques. De formulation objective (emploi de la 3° personne), elle révèle la position de l'auteur de manière implicite. Elle se fonde sur la supposition, assez souvent perceptible par le si. On emploie alors le conditionnel présent ou la forme interrogative.
Exemples : Il semblerait que... Peut-on vraiment croire que...?

Commentaire

Le commentaire est une remarque, une observation faite sur les propos de quelqu'un, sur une action ou sur un fait. Il est possible que ce soit un témoin qui fasse un commentaire, mais également possible que ce soit l'auteur du texte qui utilise ce moyen pour nous faire connaître de manière implicite ce qu'il croit. On peut reconnaître le commentaire par l'utilisation d'un vocabulaire neutre et l'emploi d'un verbe au futur simple.
Exemple : Malgré ses limites, la réalité virtuelle modifiera certainement notre perception de la société...

Illustration

Illustrer signifie créer des images dans l'esprit du lecteur, lui faire partager ses idées en lui apportant des précisions qui viennent dire comment d'autres personnes voient le même sujet. L'illustration se situe au niveau des idées dites secondaires; elle vient renforcer et expliciter l'idée principale énoncée en début de paragraphe habituellement.
Au niveau de l'illustration, on peut retrouver divers éléments d'information : des faits, des précisions, des exemples, des données quantitatives ou qualitatives, des témoignages, des citations, des résultats d'études ou tout autre élément jugé pertinent par l'auteur.

 
Explicite

Expliciter signifie dire clairement ce qui est exprimé, de manière précise et détaillée. La manière de dire ne laisse aucun doute, ne présente aucune équivoque. Les types de renseignements explicites utilisés sont les faits, les témoignages ou les opinions personnelles de spécialistes du domaine auxquels on peut ajouter la séquence explicative.

Fait

Un fait est une réalité vérifiable ou mesurable qui est précisée par des dates, des événements ou des données quantitatives: statistiques, résultats d'études ou retombées monétaires ($). Les faits, objectifs, sont souvent trouvés lors des recherches effectuées sur un sujet même s'ils peuvent également provenir de vos connaissances personnelles. L'exemple relève du fait en ce sens qu'il rapporte une réalité ayant existé.

Opinion


Une opinion relève de la perception personnelle de son auteur qui l'exprime. Dans les textes informatifs, l'auteur ne prend pas position donc, il n'exprime pas son opinion. On retrouve par contre les opinions des témoins ou des spécialistes du sujet qui viennent donner leur perception du sujet traité. On les retrouve sous forme de citations: «...», nous dit M.X. Ces citations ont pour but de renforcer le point de vue de l'auteur du texte.
Dans les textes argumentatifs, l'auteur exprime clairement sa position puisqu'il s'agit de textes d'opinion. Pour mieux convaincre ses destinataires, il viendra renforcer son argumentation par des citations (témoignages ou opinions) qui donneront de la crédibilité à sa position.
Le témoignage relève du domaine de l'opinion lorsque son auteur ne se contente pas de rapporter ce qu'il a vu, mais porte un jugement sur ce dont il a été témoin ou exprime sa perception du sujet. On parlera alors d'une donnée qualitative. «C'est excellent...!»

Explication

Les explications viennent préciser des réalités énoncées, ou des termes peu connus. Elles sont objectives et peuvent être extraites du dictionnaire ou de vos connaissances personnelles. Cela peut prendre diverses formes : mot mis en apposition précisant la fonction de telle personne ciblée, parenthèse qui explicite le sens d'un sigle : ONU (Organisation des Nations Unies), ou encore par l'usage de certains termes qui introduisent une explication comme «c'est-à-dire»... lorsque l'explication est plus détaillée, on l'appelle séquence explicative. Cela prend la forme d'un paragraphe complet.
 

 

Crédibilité


Pour qu'un texte ait un impact, il se doit d'être crédible, c'est-à-dire que le lecteur doit y croire. Il doit reposer sur la réalité et présenter des données fiables émanant de personnes reconnues.


Établir la crédibilité d'un texte lu

Étape importante avant de retenir un texte dans votre dossier de lecture.
Vous devez vous assurer que son auteur est reconnu comme témoin fiable, spécialiste de la question ou organisme reconnu.
Vous devez également juger si son auteur ne retire pas de bénéfices par son texte: par exemple, qu'il n'est pas un vendeur du produit, ou qu'il n'en retire aucun bénéfice.


Produire un texte crédible

Pour que votre texte soit crédible, il faut qu'il traduise une réalité reconnue s'appuyant sur des faits vérifiables.
Tout texte informatif ou d'opinion doit s'appuyer sur une documentation fiable. Les propos de spécialistes et les données quantitatives viennent renforcer la position de l'auteur et aident à convaincre les destinataires. Un sujet bien documenté donne de la crédibilité à un texte. À vous d'exercer votre jugement critique en choisissant des citations appropriées.

 

Les données


Les données sont des éléments d'information que l'on peut retrouver dans les textes choisis lors d'une recherche sur un sujet.

Elles sont de deux types.

Les données qualitatives


Les données qualitatives transmettent une information positive ou négative (vision personnelle manifestant l'appréciation) donnée par:

  • un témoin
  • un spécialiste
  • une vedette ou une personne d'autorité

Elles expriment la vision de ces personnes choisies qui nous donnent un commentaire personnel ou leur opinion. Les données qualitatives traduisent également le point de vue de l'auteur de l'article (émetteur), car il les a choisies afin de renforcer «objectivement et implicitement» ce qu'il pense mais ne peut dire dans un article informatif.

 

Les données quantitatives


Les données quantitatives transmettent une information « chiffrée » (objective, mesurable et observable), présentée dans les textes choisis.

Elles précisent les résultats obtenus lors d'une recherche effectuée par :

  • des spécialistes
  • des commissions d'enquête
  • des organismes gouvernementaux ou mandatés
  • des statisticiens
  • autres.

Ces données s'expriment par des statistiques, des pourcentages, des graphiques, des tableaux, etc. Il s'agit d'éléments d'information objectifs et rationnels basés sur des faits mesurés selon une méthode scientifique ou éprouvée.

 


Il faut préciser l'auteur des données qualitatives et quantitatives quand on les utilise dans son texte. Ce sont des citations qui servent à appuyer les idées de l'auteur, à illustrer l'information donnée, à renforcer l'argumentation en apportant une preuve à l'argument, à augmenter la crédibilité de l'auteur, etc.

 

 

Les citations


Les citations rapportent tous les éléments qui sont transcrits textuellement (sans en changer la formulation). Elles peuvent prendre deux formes.

  • Une forme directe lorsque vous rapportez les propos en style direct.

M. Girard, le directeur du centre, nous a dit : « Je suis persuadé que nous pourrons développer vos compétences en ...»(1)

Le petit (1) placé à la fin de votre texte ou au bas de la page fera le renvoi au document utilisé. Observez le modèle présenté au bas de la page.

Attention! Il n'est pas nécessaire de placer toute la citation, mais choisissez ce qui est important en rapport avec votre texte. Utilisez alors la ponctuation suivante : « ...la citation pertinente... » Les points de suspension compensent pour ce qui, dans la phrase, n'est pas sélectionné ou rapporté.

  • Une forme indirecte lorsque que vous rapportez les propos en style indirect.

- Monsieur Girard, le directeur du centre, nous a dit qu'il était « persuadé de pouvoir développer nos compétences en... » (2)

- Les conclusions présentées par l'office de la langue française établissent à plus de 91%...

1985
1990
2000
2002
2004
68%
72%
70%
83%
91%

Ce qui, selon eux, représente une nette amélioration...(3)

- Tout autre document emprunté à vos recherches : graphique, illustration, statistiques, etc.

Note : Les numéros de renvoi placés à la suite de la citation s'additionnent tout au long de votre texte tel que vous pouvez le constater ci-dessous.

Il ne faut pas exagérer dans l'utilisation des citations. Soyez critiques et assurez-vous de leur pertinence.


(1) Rapport annuel du centre, année 2004
(2) Idem
(3) Journal officiel de l'office de la langue française, gouvernement du Québec, 2004.



Introduction d'un texte
État de la situation

L'état de la situation constitue à lui seul l'introduction du texte argumentatif. Il comporte le sujet amené et le sujet posé. Voici comment. La mise en situation a d'abord énoncé des faits (vérifiables) mettant en lumière une situation problématique (sujet amené). Par la suite, un questionnement s'est posé: partage-t-on ou non cette manière de voir? (sujet posé). Reprendre ces deux éléments essentiels permet de bien faire le point sur une situation problématique, ce qu'on appelle l'état de la situation.

Le sujet du texte

Le sujet indique ce dont on parle dans un article ou un texte. Il est très souvent énoncé dans le titre. Il peut être lié ou non à l'actualité, mais doit offrir un intérêt certain afin d'inciter le destinataire à prendre connaissance de l'écrit. Le sujet est clairement présenté dans l'introduction du texte.

  • Sujet amené


Amener le sujet consiste à le situer dans son contexte (social, culturel, géographique, économique, etc.) en présentant des faits, liés ou non à l'actualité. Cela peut s'exprimer de deux façons :

  1. présenter le contexte à l'origine de l'écriture ou l'état de la situation. Cette façon de faire est valable dans les textes informatifs et souhaitable dans les textes d'opinion.
  2. présenter une généralité (fait reconnu) ou une situation vécue qui vous amènera à parler du sujet choisi. Ce modèle peut être utilisé dans des textes à dominante informative.

À ce niveau, on ne doit pas encore énoncer clairement le sujet.

  • Sujet posé


Poser le sujet veut dire énoncer clairement ce dont il sera question dans le texte en précisant l'intention de communication et le point de vue privilégié par l'auteur.
Exemple : si le sujet est le Carnaval de Québec analysé du point de vue de sa rentabilité touristique, on ne s'intéressera que très peu à son historique et à sa formule familiale.

Il est pertinent de lancer une ou deux questions qui intéresseront le lecteur tout en l'amenant à réfléchir sur le sujet. Ces questions trouveront leur réponse dans le développement du texte. Cet élément est facultatif, mais ajoute à l'intérêt. Il permet alors de découvrir le point de vue de l'auteur exprimé de manière implicite.

  • Sujet divisé

Une phrase indique quels seront les principaux aspects retenus par l'auteur. Cet élément est facultatif puisqu'il est souvent précisé au niveau du sujet posé. Cependant, dans les textes de votre documentation, vous le retrouverez parfois.
Prise de position


Prendre position, c'est exprimer clairement si vous êtes pour ou contre ce qui est énoncé dans la mise en situation. Cependant, se contenter de dire : «Je suis pour la poursuite des activités liées au Carnaval de Québec.» est nettement insuffisant. Il faut appuyer votre opinion par un argument évident qui rejoint ce que plusieurs personnes pensent parce qu'on est alors certain de rallier un grand nombre de personnes à notre façon de voir. Donc à ce moment, on ne fait que dire pourquoi rapidement, sans développer cet argument ; on pourra le reprendre comme 1° argument dans le développement de l'argumentation.
Par exemple : «Je suis pour le Carnaval d'hiver de Québec parce que de tels divertissements rejoignent le goût de la fête des Québécois et permettent de mieux supporter l'hiver.» Dans cet exemple, on a donné deux arguments qui seront développés dans le texte; c'est bien, mais au niveau de la prise de position, un seul argument est nécessaire

Il existe deux types de prises de position

  • Une prise de position ferme

La prise de position est dite ferme quand il semble impossible que l'auteur change d'idée. «Je suis en accord avec l'applicatin de la loi anti-tabac, prévue pour le 31 mai parce qu'il s'agit avant tout de protéger la santé des gens...»

Ce type de prise de position se retrouve dans la lettre d'opinion.

  • Une prise de position mitigée ou nuancée

La prise de position est dite mitigée ou nuancée lorsque l'auteur exprime une opinion plus importante - vers le pour ou vers le contre - tout en se gardant une porte de sortie vers l'opinion contraire. Voici comment cela peut se dire : « Je suis pour l'ouverture des commerces le dimanche, car cela accommode biens des travailleurs, mais je souhaite que se ne soient pas toujours les mêmes travailleurs qui doivent la rendre possible.»

Ce type de prise de position se retrouve dans le commentaire.

Pour bien formuler sa prise de position, il faut s'assurer de la présence des éléments suivants :

  • L'implication de son auteur (présence du...je)
  • Un verbe d'opinion (je crois, je pense...);
  • La prise de position elle-même, qu'elle soit ferme ou nuancée, clairement exprimée;
  • L'énoncé clair du sujet présenté dans la mise en situation;
  • Un argument évident qui rallie la majorité des gens.

 

Développement d'un texte
Aspects


Les aspects sont des angles, des facettes, des côtés par lesquels on observe plus particulièrement un sujet. Ainsi, un texte portant sur le carnaval de Québec peut apporter divers renseignements selon qu'on observe les «facettes» suivantes : son histoire, son impact culturel ou touristique, ses causes, ses conséquences, son thème : la famille, etc.

Plusieurs aspects possibles

Des intertitres évocateurs

   
historique
social
familial
psychologique
culturel
économique
moral ou religieux
éthnique
médical

humain
environnemental
écologique
touristique
sportif
artistique
causes
conséquences
autres...


Dans les textes informatifs, les auteurs utilisent des intertitres qui marquent des aspects différents.
Ils les choisissent accrocheurs, et représentatifs de l'aspect traité.

Exemple : aspect historique
Intertitres possibles:
Du fond des âges
Un peu d'histoire
D'hier à aujourd'hui

Note: L'intertitre est un groupe nominal sans verbe

Les textes argumentatifs traitent également divers aspects même s'ils n'utilisernt pas d'intertitres. Ce sont les arguments qui se rattachent à des aspects différents.


 
Argument

Un argument est l'explication qui vient dire pourquoi on croit telle chose. Il s'agit d'un élément essentiel du texte argumentatif. Il peut être rationnel ou irrationnel (voir types d'arguments) et chacun se rattache à un aspect différent du sujet traité. (voir les aspects)

L'énoncé de l'argument se situe en début de paragraphe. Il commence habituellement par un GN ou une infinitive, mais on doit pouvoir établir un lien évident entre la prise de position et chaque argument. Devant chacun, on pourrait sous-entendre une expression comme - parce que - puisqu'il s'agit de raisons (causes) justifiant la position de l'auteur.

On retrouve deux sortes d'arguments : Les arguments qui défendent une prise de position ferme, qu'elle soit positive ou négative, et ceux que l'on appelle les arguments contraires qui viennent supporter la partie la moins importante de la prise de position mitigée ou nuancée.

Objection

L'objection se retrouve dans un texte d'opinion présentant une prise de position ferme. Que l'on soit pour ou contre une situation, il y aura toujours des gens qui penseront autrement (pensée divergente) pour certaines raisons. L'objection rapporte justement cette vision contraire.

On doit préciser Qui croit cela, ce qu'ils croient (leur prise de position) et pourquoi (leur argument le plus fort). Il est évident que l'objection provient d'ailleurs et non de l'auteur du texte. Les tenants de la pensée divergente ne sont pas obligatoirement précisés, on peut se contenter d'un pronom indéfini : Plusieurs croient... Certains pensent...

Exemple : Certains croient qu'il est inutile de conserver le Carnaval de Québec après 50 années d'opération. Selon eux, il s'agit d'un concept dépassé qui, malgré certaines modifications, ne rejoint plus la faveur populaire.

Réfutation


Réfuter vient du mot refus. Il s'agit de manifester son déaccord avec l'objection de certaines personnes et d'en expliquer la raison. Pour ce faire, la réfutation est introduite par un marqueur de relation faisant bien ressortir l'opposition (mais, cependant...) aux propos précédents. On cherche alors à amoindrir la position de l'adversaire en faisant ressortir l'incohérence de sa position ou en énonçant un argument qui vient démolir ou à tout le moins amoindrir la portée de l'argument des opposants.

Exemple : Pourtant année après année, des gens d'ici et d'ailleurs visitent le site du Carnaval et assistent à la parade malgré la bourrasque et le blizzard. Cet événement demeure une occasion privilégiée pour s'amuser en famille ou avec des amis, bien emmitouflés.

 

Conclusion d'un texte
Synthèse

Faire la synthèse veut dire rappeler, dans des mots différents, les principaux aspects traités dans les textes d'information. Il est important d'y faire un retour sur les principales idées émises et ce, en une ou deux phrases seulement.

Retour sur la prise de position

Il s'agit de la synthèse d'un texte argumentatif où l'auteur fait ressortir autrement le bien fondé de sa prise de position. Le retour sur la prise de position vient poser comme évidence ce qui a été prouvé par l'argumentation et donc, convaincre encore davantage le lecteur.

Ouverture

L'ouverture d'un texte a pour but d'anticiper une conséquence attendue. Normalement, on écrit pour informer ou convaincre, mais aussi pour faire changer les choses... Il est donc normal d'espérer des suites (dans le futur) à l'article paru. Une ou deux phrases seront suffisantes pour cela, parfois sous forme de questionnement.
Exemple : Espérons que la nouvelle réglementation sera suffisante pour diminuer les risques du cellulaire au volant. En tant que conducteur, quelle action personnelle pouvez-vous envisager?

 

Carte textuelle
Décoder la «carte textuelle» d'un texte

Dans un texte, oral ou écrit, pour être compréhensibles, les phrases doivent s'enchaîner les unes aux autres afin de produire un ou plusieurs paragraphes formant un texte cohérent. Pour ce faire, nous devons utiliser des organisateurs textuels et des marqueurs de relation. Ils constituent la «carte textuelle» du texte.

Le fait d'être capable de les repérer facilite la lecture des textes. Les utiliser correctement permet d'écrire un texte cohérent qui a du sens et limite l'interprétation des lecteurs éventuels.


Les organisateurs textuels


Vous avez déjà repéré les organisateurs textuels lors de la lecture en survol. Il s'agit :

  • du titre;
  • des intertitres;
  • des paragraphes qui se regroupent pour former les parties du texte;
  • des marques typographiques (caractère gras, italique);
  • des illustrations ou graphiques.

Ces organisateurs textuels sont, pour la plupart, le reflet du plan. Ce sont souvent des adverbes, des locutions verbales, des groupes nominaux, etc. qui servent à introduire une phrase dans la phrase, une phrase dans le paragraphe et un paragraphe dans un texte et qui, surtout, permettent d'établir entre eux des liens de sens.

 

Les marqueurs de relation

 

Les marqueurs de relation soulignent la structure du texte et permettent de le décoder plus rapidement en observant :

- L’enchaînement entre les paragraphes

Je suis contre la peine de mort… (Prise de position)

Tout d’abord, je considère que la mort est une punition trop douce pour ceux qui ont choisi… (1er argument)

De plus, + argument en lien avec la prise de position. (2e argument)

Pourtant, plusieurs personnes approuvent la peine de mort aux États-Unis… (objection)

Par contre, quand on leur demande s’ils seraient toujours en accord s’il s’agissait d’un membre de leur famille, la plupart la rejettent. (réfutation)
- L’enchaînement des phrases

Pour dénicher un service à son goût, la direction du collège privé a fait un appel d’offres auprès de grandes et petites entreprises. En plus de demander des menus santé, ni trop gras ni trop salés, il fallait que les nouveaux cuisiniers utilisent plus de produits québécois.

La 1ère phrase annonce un appel d’offres du collège auprès d’entreprises d’alimentation. Le marqueur de relation en plus annonce que la seconde phrase amène un ajout (+), une nouvelle exigence : les produits devront être québécois.

- L’enchaînement des idées dans une même phrase.

la direction du collège privé a fait un appel d’offres auprès de grandes et petites entreprises.

On voit ici que le marqueur et unit et additionne deux qualificatifs : grandes et petites qui qualifient les entreprises.

 

La progression des idées

 

Un texte est une construction logique d’idées permettant l’élaboration d’un sujet. Les idées se suivent en respectant une structure (plan) et en s’agençant dans un ordre cohérent (aspects, paragraphes). Pour suivre la pensée de l’auteur, nous avons besoin, en tant que lecteur, d’indices qui précisent la logique suivie par l’émetteur. Pour montrer la progression des idées (logique de l’auteur), il existe deux façons de faire :

1. La reprise de l’information

L’auteur peut montrer qu’il poursuit une idée avant d’en ajouter une nouvelle, ainsi il marque sa logique. On parle alors de reprise de l’information. Pour ce faire, il utilise le même mot (répétition), un synonyme ou une expression synonyme (mots de substitution) pour se relier au paragraphe précédent et ce, avant d’ajouter une idée nouvelle qui, à son tour, dans un nouveau paragraphe, nous entraînera vers une autre idée. On parle alors d’enchaînement des idées ou de progression.
Exemple :
…. Donc, les contribuables devront compléter leurs rapports d’impôt avant le 30 avril de l’année suivante afin de respecter les règles fiscales sinon, ils devront payer de l’intérêt pour toutes les sommes dues au(x) gouvernement(s).

Ces rapports d’impôt s’avèrent, chaque année, une corvée… (répétition)
Ou- La période d’impôt stresse la majorité des contribuables… (expression synonyme)


2. Les marqueurs de relation

Une autre façon de faire est d’utiliser des mots lien qui, placés en début du paragraphe, rendent perceptible la progression des idées dans la majorité des textes. On les appelle aussi marqueurs de relation, et sous ce terme, on retrouve des conjonctions de coordination ou de subordination et des adverbes de liaison.

On ne les utilise pas à la légère ou de manière indifférenciée : chaque marqueur établit un rapport de sens entre deux paragraphes ou deux parties importantes du texte. Les paragraphes sont donc liés entre eux par le sens tel : temps, lieu, manière, cause, conséquence, but, opposition, etc.

À l’intérieur du paragraphe, il en va de même. Les idées secondaires, qui apportent des idées nouvelles, se rattachent à l’idée principale selon un sens choisi par l’auteur et exprimé par le marqueur de relation. Pour mieux comprendre le sens établi, référez au tableau des principaux marqueurs de relation. Si vous n’êtes pas certain du sens, utilisez la manipulation remplacer. Observez la phrase suivante :

J’aime les mathématiques, c’est pourquoi j’y réussis bien.

Par quoi pourriez-vous remplacer l’expression soulignée? Si vous pouvez remplacer le marqueur indiqué par donc – en supposant que vous savez que donc amène un sens de conséquence - c’est pourquoi aura également un sens de conséquence.

Les séquences explicatives

Une ou plusieurs séquences explicatives peuvent se retrouver dans les textes à dominante informative ou à dominante argumentative, car elles permettent d'expliquer un phénomène quelconque ou une idée peu connue.

Plusieurs procédés d'écriture servent à expliquer :
    • on peut définir;
    • on peut comparer;
    • on peut reformuler
    • on peut donner un exemple;
    • on peut illustrer.

Les marqueurs de relation permettent alors d'établir des liens de sens entre les idées et annoncent la définition, la comparaison, la reformulation, l'exemple ou l'illustration. Référez au tableau des principaux marqueurs de relation et observez surtout les rapports sémantiques amenant l'explication ou l'illustration. Lors de votre production, il sera important de bien marquer le sens de votre pensée afin que le lecteur interprète correctement votre texte.

NOTE : Le fait d'être habitué à repérer ces marqueurs vous facilitera la tâche lors de la création d'un résumé. Tous ces éléments explicatifs ne devront pas être retenus, car ils ne font que préciser l'idée principale. Cela sera également valable pour vos activités d'écoute.

 



Représentation d'une «carte textuelle» informative

 



Représentation d'une «carte textuelle»
argumentative

 


Le style de l'auteur


Le style de l'auteur, c'est sa façon d'écrire. Chacun a son style personnel, agencement particulier de phrases, choix des mots, etc. qui doit tenir compte du style représentatif d'une dominante.


Le style informatif Le style argumentatif
  • Emploi d'un vocabulaire connotatif: adjectifs, verbes et adverbes.
  • Ton neutre
  • Emploi de moyens pour convaincre : types d'arguments différents, exemples, propos de spécialistes, implication personnelle,etc.
 
  • Ton engagé.
   

La lettre d'opinion


La lettre d'opinion ne provient pas d'un journaliste ou d'un employé du journal, mais du public-lecteur. Elle est l'un des moyens par lesquels le public peut jouer un rôle actif dans les médias et exprimer son accord ou son désaccord par rapport à des articles d'actualité ou d'autres textes d'opinion. Publiée dans une page consacrée à cet effet, elle reçoit diverses appellations selon les journaux :
«Tribune du lecteur», «Courrier du lecteur», «Coin du lecteur», «À vous la parole», «Lettres», «Opinions», etc. La direction de l'éditorial est responsable du choix des lettres à publier, de la sélection des titres et de l'organisation de la page (par exemple, le choix de sa photographie et du bas de la vignette). Chaque lettre d'opinion doit être signée de l'auteur.

 

Caractéristiques de la lettre d'opinion

Tout commentaire d'un lecteur est permis si les faits peuvent être vérifiés et que ce commentaire ne contient pas de diffamation et de calomnie. Les faits restent des faits et doivent se distinguer des opinions.

Le ton d'une lettre d'opinion peut varier selon les lecteurs auxquels elle est destinée. Il peut s'agir d'un ton ironique, agressif, humoristique, neutre, élogieux, etc. Son rôle (intention) est de fournir des preuves qui permettent de convaincre. Pour être efficace (convaincante), la lettre d'opinion doit s'appuyer sur des arguments et pas seulement sur des émotions.

L'orthographe et la syntaxe de ces lettres doivent être correctes.

Il s'agit d'exprimer clairement un point de vue avec des exemples pour appuyer les arguments. Il vaut mieux éviter les accusations gratuites.

Extrait de Réseau-éducation-médias

Présentation matérielle de la lettre d'opinion

    • Lieu et date de l'écriture
    • Journal où sera envoyée la lettre d'opinion
    • Texte avec titre
    • Signature




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